L’expression « autisme politique » – Lettre ouverte à La Presse

Montréal, le 5 octobre 2017

Aux journalistes et responsables de la rédaction de La Presse,

Il y a eu cette semaine un scandale à La Presse+, alors que Nathalie Petrowski a employé l’expression «autisme politique» dans le titre (modifié depuis) et le texte (non modifié) d’une chronique au sujet de Mélanie Joly.

Voici les liens vers la publication Facebook :
https://www.facebook.com/LaPresseFB/posts/10157014011038312
et la chronique:
http://archive.is/iRffP

Dans l’article, on y va gaiement en décrivant les «symptômes» de ce phénomène.
Sinon, la «métaphore» ne serait pas aussi percutante. Bien sûr.

D’ailleurs, en effectuant une recherche par curiosité, j’ai constaté que l’expression «autisme politique» est parfois utilisée par des commentateurs politiques un peu partout dans le monde, et plus particulièrement à La Presse au cours des dernières années (recherche Google : “autisme politique” avec les guillemets, en ajoutant au choix site :.lapresse.ca).

Ce qu’il faut savoir donc, c’est que 1. l’expression est utilisée par d’autres commentateurs politiques et que 2. c’est de la grosse discrimination sale, puis que 3. l’un n’empêche pas l’autre.

Après les très nombreux commentaires de protestation qui ont suivi la publication du lien de sa dernière chronique sur Facebook, Nathalie Petrowski a rédigé un message, publié en commentaire. Il se veut un mot d’excuse… mais n’en est pas un. En fait, elle justifie l’emploi de l’expression en enfonçant gaiement le clou avec des entourloupes et des clichés éhontés, puis en comparant avec d’autres expressions capacitistes.

Je me doute que Nathalie Petrowski ne comprend pas qu’elle contribue à stigmatiser les personnes autistes et à banaliser l’intimidation (oui, une personnalité publique qui dénigre un groupe de population, ça favorise la haine). Mais nier le problème au point de justifier son choix stylistique avec un message d’une condescendance et d’une ignorance évidentes? C’est terrible.

Image du commentaire de Nathalie Petrowski au sujet de l'article intitulé « L'autisme politique de Mélanie Joly ». Texte: UN MESSAGE DE NATHALIE PETROWSKI Je ne suis pas sans savoir qu’il y a autant de formes d’autisme que de personnes autistes mais je n’ai jamais nourri le moindre préjugé à leur endroit. Même que certains autistes avoués, comme Louis T ou l’auteure Sophie Bienvenue, ont toute mon admiration. En écrivant que la ministre Mélanie Joly pratiquait l’autisme politique, je faisais appel à une métaphore pour décrire tout l’enfermement de sa pensée et de son discours. La métaphore m’est venue en entendant Gérald Fillion sur le Plateau de tout le monde en parle lui lancer : On dirait que vous ne nous entendez pas. Au lieu de cette métaphore, j’aurais pu évoquer un dialogue de sourds ou un aveuglement volontaire, des expressions qui sont passées dans le langage courant. Mais à mes yeux, la métaphore de l’autisme politique était plus précise en ce sens que la pensée et le discours de la ministre – et non la ministre elle-même – se caractérisent, comme l’autisme, par des difficultés de communication et d’interactions sociales. Mon intention n’a jamais été de dénigrer les personnes autistes, mais si ma métaphore en a heurté ou blessé certains, j’en suis désolée. Nathalie Petrowski

Commentaire de Nathalie Petrowski au sujet de l’article intitulé «L’autisme politique de Mélanie Joly » (ce titre a été modifié depuis)

Dans l’article en question, l’autisme est utilisé pour dénigrer la politicienne. Un groupe de population vulnérable s’en trouve moqué, vilipendé, ramené au niveau des plus détestables traits des personnalités politiques en manque d’honnêteté, d’ouverture d’esprit et de rigueur. Alors que bien sûr, si on fait un peu de recherche, on apprend que les personnes autistes, si on veut tomber dans les clichés, sont plutôt honnêtes et ont un fort sens éthique, et qu’une apparente absence d’attention chez une personne autiste est en fait un moyen de gérer une sensibilité décuplée. Mais bref. Peu importe quels clichés sont mis de l’avant, les autistes n’ont rien à voir avec Mélanie Joly, ni vice-versa. On utilise l’autisme pour faire un raccourci sémantique qui non seulement est maladroit, mais surtout préjudiciable.

D’accord, Mélanie Joly a des habitudes de communication désagréables, n’a aucun talent pour le débat et fait semblant de ne pas entendre ce qu’on lui dit (d’ailleurs le légendaire Brian Mulroney aussi faisait ça, mais beaucoup plus habilement, comme beaucoup d’autres politiques). D’accord, l’expression «autisme politique» existe, même si elle est le plus souvent employée par des journalistes qui veulent fanfaronner en utilisant des raccourcis de cour d’école pour signifier le manque d’ouverture de certains élus. Mais elle existe, cette expression. Bon. Il reste que si ton voisin, ton collègue, la grande gueule du moment, ou même un commentateur politique le fait, ça ne veut pas dire que ce n’est pas dommageable et qu’il faut les imiter, ni surtout minimiser l’effet de ce portrait humiliant, réducteur et faux des personnes autistes.

Demain, Nathalie Petrowski n’aura pas à rencontrer le voisin méchant qui va se sentir validé dans ses moqueries méprisantes. Ou son fils, qui va se sentir justifié d’intimider son voisin de classe quand il entendra l’enseignante utiliser le mot «autisme» à son sujet. Ah, on va bien se moquer des autistes, même les journalistes de La Presse le font!

Nathalie Petrowski croit qu’elle n’a utilisé qu’une simple métaphore. Elle se trompe. C’est une arme, une pierre lancée, un guet-apens et une cible peinte dans le dos des enfants et adultes autistes qui déjà, se démènent pour se faire respecter dans notre société.

Pardonnez-moi les mots-chocs qui suivent. Ce n’est pas une métaphore, non, mais une illustration qui utilise des expressions abusives et discriminatoires… et je crois que ça dit tout : oseriez-vous écrire que Mélanie Joly a des *plans de nègre politiques*, cette *petite juive élue*? Eh non, ces expressions ne sont pas du tout acceptables. Parler d’«autisme» pour faire référence à des traits négatifs ne l’est certainement pas plus. Toutes ces expressions sont péjoratives, dommageables et discriminatoires.

Je suis traductrice agréée depuis près de vingt ans et si j’ai appris une chose, c’est que la langue évolue. Cette évolution de la culture et de la langue a fait en sorte que la protection des droits des minorités et des populations vulnérables s’ajoute maintenant aux contraintes de rédaction dans tous les domaines. Certains y verront de la rectitude politique, mais en toute bonne foi, comment peut-on refuser à ces groupes vulnérables un respect de base une fois qu’on s’est appliqué à en comprendre les enjeux?

Dans son commentaire, Nathalie Petrowski dit qu’elle est désolée. Je suppose que La Presse appuie ce message. Espérons donc que le quotidien fera preuve de bonne volonté en demandant à ses journalistes et à ses réviseurs de cesser l’emploi de toute expression qui emploie les autistes ou autres populations vulnérables en guise de boucs émissaires, en toute connaissance de cause.

– Marie Lauzon

Pour mieux faire, un guide de recommandations terminologiques sur l’autisme à l’intention des médias : https://autcreatifs.com/2014/12/19/raconter-lautisme-autrement/

Recherche sur l’autisme au féminin – appel de participantes

Modification : La recherche de candidates pour ce projet de recherche est terminé. Toutefois, le groupe de recherche continue le recrutement dans divers groupes de population. Pour en savoir plus : http://lnc-autisme.umontreal.ca/contenu.aspx?page=3.13

Le groupe de recherche en autisme et neurosciences cognitives de Montréal invite actuellement la participation des femmes qui se sont identifiées comme étant autistes (ou Asperger) à l’âge adulte, en France et au Québec. (Ceci inclut les personnes qui n’ont pas obtenu de diagnostic et les personnes transgenre assignées femmes à la naissance.)

À cette étape, l’inscription vous permet d’ajouter votre nom à la base de données, sans engagement. Sur le long terme, vous recevrez des invitations à participer à des projets de recherche si désiré, par exemple collecte d’information, neuro-imagerie, etc. La participation à chacun des projets est optionnelle.

Je vous encourage à vous inscrire! Ces études à venir permettront de mieux cerner les critères d’identification (diagnostic) des filles et des femmes autistes, qui passent bien trop souvent «sous le radar».

Voici le lien vers le site de l’équipe de recherche et la description du projet, avec les critères d’admissibilité :
http://lnc-autisme.umontreal.ca/contenu.aspx?page=3.13

Les vêtements : image de soi, expression et sensation

Je suis une femme, je suis autiste.

Un aspect de l’autisme, pour les femmes, qui peut paraître loin de ce que l’on imagine toucher à l’autisme, c’est l’apparence. Certaines d’entre nous s’en soucient très peu. Je les envie! Pour d’autres, et c’est mon cas, avec la pression sociale qui est mise sur les femmes, l’anxiété de soi liée à l’habillement est parfois très forte, sans compter l’aspect sensoriel qui s’y combine. Alors je vais essayer d’expliquer.

J’ai beaucoup trop de vêtements.

Mais en fait… pas vraiment. Ma pile de vêtements est utile, c’est ma palette.

Chaque fois que je dois aborder le monde extérieur, les vêtements que je porte m’aident à m’armer. Il faut que les vêtements correspondent à comment je me sens, ce que je veux projeter, s’accorder avec mon intention et comment je souhaite être abordée.

Il peut être étonnant de constater à quel point les gens changent d’approche, selon ce que les gens dégagent par leur apparence. Et pour les femmes, ça peut être renversant.

Alors je choisis les vêtements avec soin. C’est un acte de créativité et de préparation à la scène. Il faut que je le «sente».

C’est peut-être un TOC. Ça ressemble à un TOC. Mais c’est plus que ça.

Il y a aussi l’aspect sensoriel. Un vêtement serré parfois m’indispose, parfois me réconforte. Un vêtement ample, lui, parfois me permet de bien me sentir, parfois me donne l’impression d’être «floue». Ai-je besoin d’air sur mes bras, ou ai-je envie d’être couverte? Un tissu doux est-il le bienvenu pour sa caresse, ou un vêtement rugueux pour sa stimulation sensorielle?

La recette est variable et, souvent, elle est très importante. J’ai des recettes préparées d’avance, que je répète pour gagner du temps et de l’assurance. À d’autres moments, je dois inventer une nouvelle composition en raison d’une activité nouvelle, d’un état physique particulier ou d’une combinaison de facteurs que j’arrive mal à déchiffrer et que l’essai de vêtements divers m’aide à cerner.

Un vêtement qui convient à la situation, tant pour l’image que pour l’armure, le confort ou le besoin d’expression, est un soutien à la fois sensoriel et cognitif. Un réconfort, un outil qui m’accompagnera dans mes activités et qui me permettra d’être bien.

Je réfléchissais à tout ça l’autre jour, en le vivant. Bonheur, j’avais de la compagnie : mon amoureux, avec qui je me sens très à l’aise, parfois peut-être même plus à l’aise qu’avec moi-même.

Comme il était là, et que j’étais à composer comment j’allais m’habiller, changeant de vêtements deux ou trois fois, je décrivais à haute voix cette drôle de compulsion et ses bases conscientes, explorant et précisant cette habitude que j’ai et sur laquelle je ne m’étais jamais penchée pour y réfléchir avec bienveillance.

Comme j’étais très détendue et à l’aise, ça m’étonnait encore plus que d’habitude. Alors j’ai décortiqué un peu le phénomène, avec mon amoureux qui m’écoutait, amusé et intéressé. C’est ce qui me permet d’écrire à ce sujet maintenant.

Au final, j’ai trouvé les vêtements qu’il me fallait pour être prête à sortir de la maison, qui me donnaient la «vitesse de décollage» nécessaire pour quitter la plate-forme.

C’est bien étrange tout ça, et difficile à comprendre, même pour moi. Et en le disant, et en l’écrivant, j’arrive à mieux comprendre.

Deux auteurs m’ont aussi aidée à mieux voir ce panorama, que je compte continuer d’explorer:

Chandima Rajapatirana: Traveler’s Tales (available by order at chammi@aol.com)
Vous pouvez aussi lire un article au sujet de Chandima, ou encore explorer le site de Wretches and Jabberers, un documentaire magnifique (il est possible de le commander sur DVD à partir du site, je vous le recommande).

Donna Williams: Exposure Anxiety – The Invisible Cage : An Exploration of Self-Protection Responses in the Autism Spectrum and Beyond.
Vous trouverez un extrait ici.

C’est en anglais, pardon.

Une autre piste que je promets d’explorer, c’est celle de la formation Saccade, développée par Brigitte Harrisson (saccade.ca). D’après ce que j’en sais, elle est axée, entre autres, sur ces obstacles qui chevauchent la ligne entre le soi et le monde.

Les commentaires sur votre expérience sont les bienvenus!

L’adulte autiste est un adulte ordinaire

J’en ai plein mon casque des gens qui viennent expliquer les mécanismes des interactions sociales ordinaires aux adultes autistes de façon super condescendante, comme s’ils parlaient à des enfants. Comme. Fais pas ça. Vraiment. C’est un manque total de respect et un signe flagrant de discrimination. Présumer la compétence, ça te dit quelque chose?

Si tu penses que nos œillères sociales font en sorte que nous avons manqué une information et que c’est 1. important 2. utile et 3. bienveillant de nous le communiquer, super, go! Mais fais-le donc comme avec n’importe quel adulte, pas comme si tu parlais à un enfant de cinq ans. Sérieusement.

Je suppose que c’est difficile pour certains intervenants et supposés alliés de considérer les adultes autistes comme des personnes à part entière. Mais c’est nécessaire. La discrimination est parfois sournoise, comme ça.

L’adulte autiste n’est pas «autre». C’est un adulte ordinaire, à qui il est important de parler de façon ordinaire, avec respect, et qui comprend comme l’adulte ordinaire qu’il est, et à qui il peut manquer de l’information, comme à n’importe qui. Oui, la clarté de la communication est importante pour nous. C’est une bonne stratégie d’exprimer ce qu’on a à dire de façon explicite pour éviter les interférences et les malentendus. Mais jamais il n’est approprié de prendre ce ton du genre «pauvre toi, tu n’assimiles pas ces choses-là, alors je vais rendre ça simple, simple, simple, pour que tu puisses comprendre».

On a beau être autistes, ça ne nous rend pas cons. On comprend la condescendance, par la bande. Et comme n’importe quel adulte ordinaire, on trouve ça insultant de se faire parler comme à un élève de maternelle.

J’ai ajouté le tag «Féminisme» à ce billet. En effet, on se permet cette approche avec les femmes beaucoup plus souvent qu’avec les hommes. Les femmes auraient davantage besoin de se faire dire quoi faire? Tiens, tiens.

Considérer la personne comme une personne. Peu importe sa couleur de peau, sa neurologie, son genre, son orientation sexuelle, son âge ou tout autre trait identitaire. Ça a l’air simple, comme ça. Et ça l’est.

Mais parfois, ça demande de changer d’approche et de se demander, avant d’entamer la communication, si on considère l’égalité comme un fait acquis, ou si on se permet de prendre de haut la personne à qui on s’adresse, et pourquoi.

Accepter l’autisme

Il fallait que je vous dise…
Je viens de me servir du yaourt nature et de le garnir de confiture de bleuets.

J’ai goûté à l’amertume du yaourt, puis léché la cuiller qui sortait du pot de confiture, en attrapant un bleuet, comme ça. Joie!

Le goût du bleuet a éclaté sur ma langue, un goût floral, rond, paisible, léger et pair, bien mis en évidence par le contraste avec le goût du yaourt, impair et pointu sur une base crémeuse, ce bleuet magique a explosé dans ma bouche et rempli mon cœur, comme la présence soudaine d’un ami de longue date, un ami de confiance dont la compagnie me délecte, comme une fontaine de joie intérieure.

Ce plaisir et cette joie inattendus se sont traduits par un «Mmmm-uuuhm!» fort et enthousiaste, et quelques grands pas sautillants dans la cuisine. Sans rien perdre de l’instant, je me suis vaguement étonnée moi-même de cette expression vocale toute ondulée et de mon sautillement guilleret, et je me suis dit : tiens, c’est vrai, je suis autiste… Et puis… j’ai pleuré de joie et de soulagement, parce que je n’ai pas honte. J’ai toujours eu honte. Et là, je n’ai pas honte.

Surtout, ne faites pas erreur : mon jugement est très sain. J’ai entendu mes vocalises et vu ma danse exubérante pour ce qu’elles étaient, et leur caractère vraiment inhabituel pour une femme de 46 ans. Le fait est que de drôles de vocalisations, des mouvements spontanés inhabituels du corps et des émotions complètement disproportionnées par rapport à ce qu’une autre personne pourrait ressentir ne sont pas une source de honte. Elles ne devraient jamais l’être!

Je n’ai plus besoin d’avoir honte d’être moi-même. Plus besoin de me censurer. Plus besoin d’avoir peur. Alors je pleure parce que je suis heureuse, mais aussi de soulagement pour toute cette vie à avoir eu honte. Une grosse peine qui sort en faisant du bien. C’est fini.

Je suis autiste, et j’ai le droit. Sans honte, sans peur, la tête haute.

bleuets

Le voile, les bleus et le travail des enfants

 

Le discours anti-voile actuel qui attaque les femmes sous le couvert du (supposé) féminisme, c’est la même chose qu’attaquer moralement une femme parce qu’elle a des bleus visibles.

«Aaaaaaaaaaaaah, diront certains, mais c’est pas pareil!»

C’est quoi la différence? Les deux souffrent (probablement) de violence de la part des hommes dans leur vie. Elles sont, diraient certains, des emblèmes vivants du patriarcat.

Les deux ont le choix. De dire non à l’oppression. D’éliminer ces marques.

Mais qu’arrive-t-il quand la femme en question ne sait pas encore qu’elle a le choix? Lui dira-t-on pour la confondre encore un peu plus qu’elle n’a pas le droit non plus? Dira-t-on à la femme violentée : «C’est ta faute si tu as des bleus. Tu dois cesser, sinon tu perdras ton emploi»? Continue reading

Il n’y a pas de petite violence

Parmi les gens que vous connaissez, il y en a qui hurlent régulièrement après une autre personne et qui lui font les pires injures, puis qui lui disent, souvent dans la même journée, «Je t’aime».
Parmi vous, il y a des gars qui traitent leur blonde, leur conjointe ou leurs enfants comme ils ne traiteraient pas un chien.
Parmi nous, il y a de ces hommes et de ces femmes qui cachent leur tyrannie à la maison derrière un masque de charme et de bonhomie en public.

Est-ce que tu maltraites quelqu’un dans ta vie?
Si c’est toi, arrête.
Non, vraiment.

Si tu dis «Je suis pas si mal que ça», c’est parce que déjà, tu sais que tu fais du mal à quelqu’un. Regarde-toi sérieusement puis demande-toi comment tu vas faire pour arrêter.

Il n’y a pas de petite violence.